UN COLLOQUE DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES BIOÉTHICIENS CATHOLIQUES FERA LE POINT SUR LE TRAITEMENT ÉTHIQUE DES PERSONNES ATTEINTES DE DÉFICIENCES COGNITIVES

 

Rome, Italie, le 7 juin 2013 — Le 6e Colloque international de l’Association internationale des bioéthiciens catholiques (AIBC), organisé sous les auspices de l’Ordre de Malte, aura comme thème : « Appui et soins aux personnes atteintes de déficiences cognitives : Réflexions d’éthique et considérations pratiques», à la Villa Palazzola, non loin de Rome (Italie) du 9 au 14 juin 2013.

Les déficiences cognitives, (difficultés d’apprentissage au Royaume-Uni), font référence à une gamme de conditions dans lesquelles on constate que les habilités de fonctionnement sont limitées à vie et qu’elles sont apparentes avant l’âge de 18 ans.  Selon la docteure Hélène Ouellette-Kuntz, une épidémiologiste et professeure associée à l’Université Queen’s, à Kingston (Ontario), « entre 1 à 3% de la population de tout pays souffre de déficiences cognitives comme la trisomie, des troubles du spectre autistique ou du syndrome d’alcoolisation fœtale. »

Le Dr. William F. Sullivan, directeur de l’AIBC et professeur associé au département de médecine familiale et communautaire à l’hôpital St. Michael et au Surrey Place Centre de l’Université de Toronto (Canada), souligne que « ce colloque est le premier de son genre à cibler les questions d’éthique de soins aux personnes atteintes de déficiences cognitives du point de vue de l’interdisciplinarité chrétienne.  Il réunira 67 spécialistes de renommée internationale dans leurs domaines respectifs.  D’autres s’ajouteront par le biais de l’internet. »  Le docteur Sullivan, qui œuvre beaucoup dans ce domaine particulier, nous mets au défi d’étudier la question : « Que se passerait-il si nous devions accueillir dans nos vies des personnes avec des déficiences cognitives en respectant entièrement leur liberté, en insistant sur leur intégration et en les entourant d’affection ? »

Les percées médicales qui rendent possible le dépistage des troubles génétiques associés aux déficiences cognitives sont utilisées couramment pour terminer la vie de ces personnes avant la naissance.  Il importe également de se pencher sur les questions plus larges touchant à la dignité et au respect dû aux êtres humains en tant que membres pleinement intégrés de la famille humaine.  Le Dr. Brian Hennen, professeur de médecine familiale à l’Université Dalhousie et ex président du Collège des médecins de famille du Canada, qui participera au colloque de l’AIBC, note que « dans notre société, qui privilégie l’intelligence et la productivité, nous ridiculisons trop souvent les personnes atteintes de déficiences cognitives, perçues comme étant simplement des fardeaux sur la société, exclues d’une participation entière dans leurs communauté et même des choix concernant leurs propres vies, des soins de santé et d’un appui.  Il y a de fortes probabilités pour qu’elles reçoivent des soins de santé inappropriés ou inadéquats. » Un autre participant au colloque de l’AIBC, le professeur John Heng, du King’s University College de l’Université Western, à London (Ontario), ajoute que « trop souvent, les désirs de spiritualité et les aptitudes des personnes atteintes de déficiences cognitives ne sont pas reconnus ou encouragés. »

Jean Vanier, fondateur de l’Arche, une fédération internationale de communautés à l’intention des personnes atteintes de déficiences cognitives et ceux et celles qui les assistent, dit dans un message sur bande vidéo aux participants : « Ce qui m’apparaît à moi comme absolument clair, c’est l’importance qu’il faille attacher à chaque personne handicapée afin de la considérer comme une personne importante capable de liberté et d’affection. »

Ce 6e Colloque international de l’AIBC se terminera par un protocole d’accord conçu pour promouvoir une réflexion à l’intérieur et au-delà de la tradition chrétienne au sujet de nouvelles interrogations éthiques, théologiques et pastorales concernant l’appui et les soins aux personnes atteintes de déficiences cognitives ; de l’offre d’utiles conseils aux familles et aux personnes soignantes ; suggérer des recommandations pour aviser aux soins de santé, aux pratiques pastorales, aux lois et politiques et à de futures recherches.

Le protocole d’accord sera publié ainsi que les documents de travail et les soumissions qui seront disponibles gratuitement sur le site web de l’AIBC.

L’Association internationale des bioéthiciens catholiques (AIBC)

L’AIBC a été fondé en 2005 par un groupe de bioéthiciens provenant du monde entier avec l’appui de diverses associations nationales de l’Ordre de Malte.  L’AIBC rassemble des bioéthiciens et des professionnels de la santé pour aborder de nouvelles questions d’éthique qui surgissent dans le domaine des soins de santé afin de mieux servir ceux et celles qui en ont besoin.  L’AIBC convoque des colloques biannuels qui ont réunis quelque 350 participants de plus de 40 pays.  Leur but est de promouvoir et d’encourager la coopération entre bioéthiciens catholiques avec une attention particulière envers les marginaux et les vulnérables.  En 2009, l’AIBC a été reconnue par l’Ordre de Malte comme instrument pour la promotion de la bioéthique.  Ce 6e colloque, qui se déroulera dans le cadre du 900e anniversaire de l’Ordre de Malte, est organisé sous le patronage de S.A.É. Fra’ Matthew Festing, grand maître de l’Ordre de Malte.

Twitter : @MoiraMcQueen, hashtag #1ACB               Site web de l’AIBC : www.iacb.eu