PROJET TAPACARÍ DE L’ALTIPLANO
La faim et la pauvreté sont deux facteurs désastreux pour une communauté; elles nuisent à la santé et au bien-être social, notamment en incitant à la migration urbaine. Avec le projet Tapacari de l’Altiplano, nous nous sommes donnés pour mission de réduire l’injustice de la faim et de la pauvreté. Le projet Tapacari de l’Altiplano dépend du succès du projet Chuño de l’Altiplano. Il a le même objectif de réduire la faim et la pauvreté chez les Aymara de l’Altiplano bolivien. Ce projet bénéficie, lui aussi, de l’aide financière de l’ACDI. Environ 400 familles, ou 2 000 personnes, y participent.
Grâce à nos fonds, notre consultant/partenaire local AGRUCO aide les familles agricoles à améliorer leurs méthodes de culture des pommes de terre, des quinua et des cañahua. Les fermiers apprennent à : * améliorer la rotation des cultures; * appliquer une période de jachère de huit ans pour refertiliser la terre et réduire les parasites terricoles; * améliorer la qualité génétique des semences; * accroître la biodiversité; * maîtriser les techniques d’ensemencement, de fertilisation naturelle et de récolte sur place; * améliorer le contrôle des parasites par des moyens organiques; * améliorer les installations d’entreposage des récoltes et des semences. Les méthodes sont endogènes et écologiques afin de renforcer la durabilité et la préservation des terres. Toutes les mesures sont élaborées en collaboration avec les familles agricoles. Les femmes jouent un rôle important dans la prise de décisions au sein de la famille. Leur participation au projet favorisera la durabilité des méthodes apprises. Comme le projet Chuño en a fait la preuve, ces améliorations accroissent sensiblement la quantité et la qualité des récoltes. La population autochtone de l’Altiplano souffrira moins de la faim et de la pauvreté, ce qui se traduira par une meilleure qualité de vie pour ces plus pauvres d’entre les pauvres et une réduction de la migration urbaine qui a des incidences déstabilisantes sur le plan social.