Philippines: un an après le typhon Haiyan
"Davantage d'efforts sont nécessaires pour offrir un toit aux déplacés"

05-11-2014

Manille/Cologne

 

Davantage d’efforts sont nécessaires pour aider les familles déplacées par le typhon Haiyan à emménager dans des logements permanents, déclare Malteser International, le corps international de secours d’urgence de l’Ordre de Malte, un an après le passage du typhon qui a dévasté les Philippines en novembre 2013. En raison des retards dans les travaux de reconstruction parrainée par l’Etat, des milliers de familles vivent aujourd’hui encore toujours dans des abris temporaires de fortune. Malteser International et l’Association Philippine de l’Ordre de Malte, ont déjà reconstruit 200 maisons dans quatre villages des îles de Samar et Bantayan. 500 autres maisons vont être reconstruites d’ici mai 2015.

 

« De nombreux villageois étant dépendent de la mer pour survivre, habitaient directement au bord de l’eau. L’expérience leur a montré que c’était beaucoup plus sur de vivre plus loin dans les terres », explique Larson Matius Krisetya, coordinateur des programmes aux Philippines pour Malteser International. « Certains membres des communautés, disposant de larges terrains éloignés de la mer, ont proposés à certaines familles d’y reconstruire leur maison. Cet acte de solidarité, une initiative des villageois, nous a permis de commencer les travaux de reconstruction rapidement. C’est incroyable de voir tous ces élans d’entraide et de solidarité au sein des communautés ! »


Les maisons ont été reconstruites avec des matériaux locaux, pour résister aux futures tempêtes et typhons. De nombreuses maisons sont conçues de manière à répondre aux exigences individuelles des habitants. « Les nouvelles maisons ne sont pas seulement plus résistantes aux éventuelles futures catastrophes, elles sont également adaptées aux besoins des populations les plus vulnérables, comme les personnes âgées, les personnes handicapées ou encore les personnes aveugles », ajoute Matius Krisetya.


Depuis le début, Malteser International a travaillé de manière étroite avec les villageois avec une approche participative. « Nous avons régulièrement informé les villageois des éléments importants de la construction saine, leur rôle dans la reconstruction et nos critères de sélection des familles les plus vulnérables », explique Matius Krisetya. En parallèle, Malteser International a travaillé avec un organisme public pour former certains jeunes adultes aux métiers de menuisier et maçon. « Cela leur permet non seulement de contribuer aux efforts de reconstruction de leur pays, mais également de dégager un salaire pour leurs familles », conclut Matius Krisetya. 


Pendant la phase d’urgence, Malteser International a distribué de la nourriture à plus de 2.500 familles, ainsi que des kits d’hygiène, des jerricans et d’autres produits d’urgence à 6.300 familles. Une unité de traitement de l’eau, installée aux lendemains de la catastrophe, avait fourni un accès à l’eau potable à l’ensemble d’un village. 250 maisons ont été réparées, 52 grandes tentes avaient été mises en place pour servir d’école et d’espaces de loisirs pour les enfants, 800 familles avaient recus des baches. Malteser International a également distribué du matériel scolaire à près de 2.500 enfants ainsi que du matériel de nettoyage et des outils agricoles aux villageois.